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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 09:27

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Au delà du vibrant hommage, amplement mérité, que je souhaite adresser à Steve Jobs, j'aimerais mettre en perspective la vision du monde technologique outre atlantique et ici en France.

 

Steve Jobs a été salué comme "le plus grand inventeur Américain", par Barak Obama, ou encotre "sans doute comparable à Einstein", selon Mickael Bloomberg.

 

Génial, sans aucun doute.

Visionnaire: comme aucun d'entre nous!

 

Mais selon l'administration française - qui excelle dans ses capacités de jugement - Steve Jobs n'aurait même pas été qualifié comme directeur de recherche d'une jeune entreprise innovante (JEI). C'est intéressant de voir que cet inventeur de talent, créateur de richesse, d'emplois et d'innovations pour son pays, n'aurait pas reçu l'aide de l'Etat Français car il est autodidacte, et pas diplômé d'une école d'ingénieurs, ou Docteur d'une université.

 

Paradoxal me direz-vous ?

Non, juste Français.

Ici, l'étiquette compte plus que l'expérience. Ca rassure, et ça permet à tout le monde d'être en confiance.

 

C'est sans doute une des raisons pour laquelle Américains, Chinois et Indiens savent innover mieux, et plus vite. Et celle qui fait qu'en France la recherche est poussive, et trop rarement porteuse d'emplois et de richesse.

 

En France, Steve Jobs n'aurait pas pu développer son talent, et c'est terriblement dommage.

Chapeau bas Monsieur Jobs.

Par Frederic Hougard - Publié dans : Actualité
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 09:56

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Un article intéressant ce matin révèle que les réseaux sociaux occupent fortement nos concitoyens.

En moyenne, un salarié français passerait 1mois par an sur les réseaux sociaux, contre 10 à 15 jours en pause cigarette, et 15 à 20 jours en pause café.

L'utilisation de l'informatique au travail sans contrôle entraine des excès, parfois.

En Grande Bretagne, les salariés utilisent les réseaux sociaux environs 40 minutes par jour (JDD), contre 86 en France, dont 58 minutes reconnues comme étant à usage non professionnel (Olfeo 2009). Nous pouvons parier que ces chiffres se sont accrus depuis. Aussi, le coût engendré par de telles pratiques est il non négligeable: 1,5 Mds € par an au Royaume-Uni en 2009, le double probablement en France aujourd'hui. Cela explique pourquoi plus de 4 entreprises sur 10 aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, interdisent l'accès à Facebook ou à Twitter, par exemple, au travail.

Cette information renvoit à mon précédent billet, sur la productivité des Français avec un clavier. 

Cela pose la question sur la pertinence de la mesure de la productivité, que l'on donne pour excellente d'après les mesures officielles. Personnellement, je n'y crois pas une seconde.

Par Frederic Hougard - Publié dans : Actualité - Communauté : BLOG D ENTREPRISE BLOG PRO
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 08:44

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L'actualité tourne autour de la réforme des retraites.  

 

Cette réforme concerne bien un activité numérique: banques, retraites, assurances, outils de capitalisation sont tous des outils numériques.

 

Ce qui a changé depuis leur création déjà ancienne ? L'arrivée des NTIC. Et avec ces nouveaux outils, sans doute aussi une nouvelle perception de la valeur des choses: entre surmédiatisation et nouveaux outils de paiement, beaucoup de nos concitoyens sont perdus : leur perception de la vraie valeur de l’argent semble s’être dématérialisée avec lui. Et avouons le, la règle d'or n°7 imposant la transparence n'est pas ou très peu respectée...

 

Prenons quelques exemples pou illustrer la difficulté grandissante pour certains de bien mesurer la valeur de l'argent:

- nombreux sont ceux qui ne mesurent pas la valeur de leurs dépenses avec autant de justesse depuis qu'ils utilisent une carte bleue. Ca semble si facile et moins concret que des billets de banque.

- Les pertes de la Société Générale ? Quelques milliards d'Euros qui n'ont même pas fait vasciller l'édifice. La valeur du milliard se serait-elle dépréciée ?

- les pertes abyssales de l'Etat Français semblent le dire. Mais elles constituent un autre exemple assez fou de la valse des milliards, où curieusement il apparait que ce mot "milliard" soit devenu l'unité de mesure - ou de démesure - de toute action.

- 1 milliard d'Euros à Mr Bannier, pour une amitié très très chère ?

- il y a encore peu, juste avant l'arrivée de l'Euro, lorsque la sécurité Sociale affichait un déficit de 15 milliards de Francs, tout le gouvernement était en transe pour trouver des solutions... Nous en sommes 10 ans après à 20 milliards d'Euros, soit 130 milliards de Francs environ, et personne ne semble inquiet.

- etc

 

J'ai décidé, à l'attention des lecteurs, de reprendre à la fin de ce billet un éditorial que j'ai trouvé vraiment bien fait, factuel, et tellement instructif pour nos chers opposants à la réforme des retraites. Cet éditorial est tiré de Ouest France du 16 octobre 2010, et écrit d'une plume de Maître par François Régis Hutin.

 

Dans cet éditorial, il est question de la réalité, et du vrai coût des choses...

 

La gestion des retraites, et plus globalement du système de protection sociale des français étant une activité purement numérique, j'aimerais aujourd'hui proposer une solution moderne - sorte de NTIC adapté au sujet - pour que chaque citoyen prenne un peu plus conscience de la situation du pays:

 

- pour les retraites: de la même manière qu'il existe un minimum vieillesse, je suggère l'instauration d'un maximum vieillesse: en plafonnant les pensions à 3.500 euros nets par mois, par exemple, il serait possible de limiter le montant de la perte de l'Etat. Ainsi, nous resterions dans la philosopie d'un système collectiviste, où le niveau des reversements serait équitable, et nous ne grèverions pas les plus hauts revenus car ils ont eu, tout au long de leur vie, la possibilité de construire de nombreux plans de retraites complémentaires.

 

- pour la protection sociale, plus généralement: je propose le versement aux salariés non plus de leur salaire net, mais de leur salaire total, incluant charges salariales et charges patronales. Il incomberait ainsi à chaque salarié de régler les cotisations sociales lui-même. Par le simple fait de devoir établir chaque mois un chèque équivalent à son salaire net aux organismes sociaux, je pense que chacun deviendrait beaucoup plus exigeant sur la façon dont l'Etat gère ses deniers, mais aussi beaucoup plus conscient de la valeur de ces prestations.

 

Car n'oublions pas: le premier impôt payé par un citoyen français est constitué des charges sociales. Il représente chaque mois environ 50% du salaire total, ou autrement dit l'équivalent du salaire net d'un salarié. Le bouclier fiscal limite donc le poids de l'impôt non pas à 50% des revenus, mais à 75% du salaire total. A méditer...

 

Et sans transition, voici l'édito promis :

 

 

 

Enrayer le déclin

Editorial par Francois Régis Hutin, Ouest France du 16 octobre 2010

 

 

« La France est, parmi les grands pays, celui qui a le plus régressé sur le plan industriel : depuis la fin des années 1990, la production a reculé de 10 %, l'emploi de 20 %. Sa part de marché dans le commerce mondial est passée de 6,5 % à 3,7 %. Le nombre d'entreprises exportatrices, de 110 000 à 91 000 (contre 245 000 en Allemagne et 200 000 en Italie...) » (1). 

Après un tel constat, faut-il en rajouter ? Pourtant, encore une information : quand Singapour, au revenu équivalent, connaît une croissance de 18 %, la France n'arrive qu'à 0,6 %... En Asie, le taux de pauvreté commence à régresser dans les pays émergents. Il est à moins de 6 % en Malaisie, d'à peine 1 % à Taïwan contre13,4 % en France.

Pardon pour tous ces chiffres, mais ils permettent de prendre conscience du recul de notre pays en de nombreux domaines. Nous ne pouvons plus continuer à nous voiler la face, à donner des leçons au monde, tout en nous enfonçant, les yeux fermés, dans la spirale d'un déclin qu'il est pourtant urgent d'enrayer.

Or, que voyons-nous ? Des grèves qui, selon Michel Godet, « coûtent chacune 400 millions d'euros par jour, l'équivalent d'un bouclier fiscal au bout d'une journée et demie ». « Il faut arrêter cette histoire, ajoute l'économiste. La France est en train de se transformer en Grèce » (2). On ne peut donc pas croire une seconde que la grève puisse nous aider à freiner notre chute. Elle l'accélère et, au bout du compte, ceux qui tentent d'en sortir par ce moyen aggravent la situation du pays et donc la leur.

Quand on voyage un peu, ne serait-ce que quelques heures sur le port de Hambourg, par exemple, on est impressionné par l'activité incessante du deuxième port de conteneurs du monde. Il en traite 9 800 000, contre seulement 850 000 à Marseille.

Ne parlons pas de Rotterdam, qui totalise le même trafic que l'ensemble des ports français, en recul. Leur part de marché en Europe était de 17,8 % en 1989 pour 13,9 % en 2006. Nos ports, pourtant, sont en grève. À Marseille, plus de cinquante navires attendent en rade. Les clients ont le tournis : escales annulées, conteneurs détournés sur les ports étrangers du Nord, des centaines de millions d'euros perdus. Le raffinage français est en sale position. Du jamais vu depuis des années (3).

Inventer autre chose

Cependant, certains s'inquiètent: « S'il y a grève aujourd'hui, demain le trafic partira à Anvers, explique le secrétaire général des dockers de Dunkerque (3). Les 27 000 emplois créés par le port seront en péril. Nous travaillons avec notre cerveau pour retrouver les volumes perdus par le blocage de 1992. Faire la grève, c'est le plus simple, pas toujours le plus efficace. Si nous ne bloquons pas, c'est pour obtenir un meilleur avenir. On est à l'avant-garde depuis 1992, je pense qu'on a raison. »

Et pendant ce temps-là se poursuit la bataille pour enrayer la réforme des retraites, pourtant jugée nécessaire. Défilés, grèves n'ont rien d'illégal. Mais, vu l'état du pays, le blocage économique qu'on déclare vouloir lui imposer est désastreux dans ses conséquences.

De plus, voir des lycéens de15 ans afficher, comme slogan, « Ma retraite à 60 ans » en dit long sur leur mentalité : ignorance, inconscience, vieillis avant l'âge, illusionnés. Quel visage notre jeunesse présente-t-elle au monde ? Quel est son idéal ? Où est son dynamisme... ?

Avec la crise, la croissance, ici, semble vouée à une certainestagnation; empêchons-la au moins de diminuer encore. « Nos décisions de justice sociale ont été prises avec une croissance à 3 %, mais, avec 1 %, nous allons devoir inventer autre chose », a dit Marc-Olivier Padis, de la revue Esprit, hier, au colloque Mounier de Rennes.

Pour ne pas remettre en cause la justice sociale, « cette autre chose à inventer » nécessite non pas l'affrontement, mais le dialogue loyal et la coopération. Cette jeunesse n'est pas que cela. Il est important de rappeler, comme beaucoup de jeunes le savent, que leur avenir n'est pas d'abord dans la retraite, mais dans ce qu'ils construiront tout au long de leur vie.

Il convient également de dire que les assemblées générales, aussi participatives soient-elles, se mettent hors de la démocratie lorsqu'elles votent et appliquent le blocage d'un lycée, d'une entreprise, d'une gare, d'une route. La démocratie, c'est la liberté de parole, c'est le droit de grève, mais c'est aussi la liberté de circuler et le droit de travailler et d'étudier.

(1) Patrick Arthus, Jean-Hervé Lorenzi, Le Monde, 13 octobre 2010.

(2) Ouest-France, 14 octobre 2010.

(3) le marin, 14 octobre 2010.

Par Frederic Hougard - Publié dans : Actualité
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 09:03

Intéressant jugement cet été que celui d'un tribunal de l'Ouest de la France, qui a relaxé Facebook, après qu'une plainte ait été déposée pour colportage de propos homophobes, au motif que Facebook n'avait pas d'existence légale en France, et donc qu'il serait difficile de faire appliquer un jugement éventuel.

Cela renvoit à mon billet sur les apéros géants, et les responsabilités encourues par les réseaux sociaux.

Plusieurs questions se posent à la suite de la position prise par ce tribunal:

1. Comment la France, et l'Europe font elles pour ne pas mieux maîtriser l'espace numérique dont ils ont la charge ?

Il est par exemple impossible à un acteur internet de s'établir en Chine sans avoir une existence légale sur le sol chinois. Plus près de nous, il est impossible pour une entreprise d'avoir une extension ".de" en Allemagne sans avoir une existence légale sur le sol Allemand.

2. Quelle serait la réaction des autorités américaines si demain, un site internet communautaire français comptait 150 millions de membres américains et échappait totalement au contrôle de la NSA et des impôts américains ? Je doute qu'ils laissent faire longtemps...

3. Peut on laisser tout et n'importe quoi se faire sur la toile ?

L'enjeu numérique est triple:

1. il est économique: l'usage grandit, et de plus en plus d'argent est en jeu sur le net. Pourquoi laisser l'évasion fiscale se poursuivre ? Google échappe même à la TVA... c'est assez incompréhensible, au moment où l'état cherche de l'argent.

2. il est stratégique: pouvons nous laisser l'ensemble de l'espace numérique sous contrôle étranger ?

3. il est culturel: au moment où l'apprentissage de la langue semble si difficile, l'inactivité des pouvoirs publics dans le domaine numérique laisse une place vide à la médiocrité et au non droit.

La révolution numérique est en marche. Nous devons en être.

 

 

Par Frederic Hougard - Publié dans : Actualité
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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 08:55

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Ce billet fait suite à mon précédent billet sur le livre numérique.

Apple publie en ce moment la liste des ouvrages numériques les plus vendus dans l’univers Apple. Je vous la livre ici dans le détail (merci à Thierry pour cette précieuse liste)

  1. Le Coran
  2. Ave !Comics
  3. Pocket God Comics
  4. Philosophie (Anthologie de la)
  5. Le Coran Islam
  6. Encyclopédie de la mythologie
  7. Le sexe pour les Nuls
  8. Le Petit Prince de Saint Exupéry

 

Sur les 10 meilleures ventes, on constate donc 6 ouvrages consacrés à la religion, un au sexe, et trois autour de questions métaphysiques ou philosophiques.

Ce résultat fait suite à d’autres constats antérieurs. J’avais notamment été surpris par le succès d’une application appelée La Bible, développée sur téléphone portable par la société Handmark aux USA, qui avec plus de 50.000 abonnés dès ses premiers mois a connu un franc succès.  

Quel enseignement peut-on en tirer ?

Le premier est sans doute qu’il est impossible de dissocier l’univers numérique de celui de la pensée : les contenus abstraits, d’opinion ou d’idées sont en harmonie avec ce type de medium.

Ensuite, que les sujets religieux prennent une place de premier plan parmi les centres d’intérêt des consommateurs.

Enfin, que cela colle bien avec l’ère du temps, et une radicalisation certaine des opinions. Souhaitons que les enseignements du passés ne soient pas oubliés : "Pour faire la paix, il faut être deux : soi-même et le voisin d'en face". (Aristide Briand, trouvé sur http://www.evene.fr/link).  

Par Frederic Hougard - Publié dans : Actualité - Communauté : Actualités du Web 2
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