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Le dernier salon e-commerce a accueilli de nombreux visiteurs, et sans doute aussi beaucoup d'incrédules.
En visualisant le panneau d'entrée, j'ai été surpris de voir les thématiques abordées: emailing, affiliation, sites marchands, Facebook... quoi ? Facebook ?
Voilà une approche surprenante, comme si Facebook constituait une thématique du e-commerce à lui seul!
J'ai cherché le stand Facebook donc, en me disant que pour le placer ainsi en tête des thématiques, il devait être un super exposant. Mais hélas, aucun stand... Sympa pour ceux qui ont payé le droit d'exposer: c'est un non exposant qui est mis en valeur.
il faut dire que Facebook est devenu la tarte à la crème de toutes les agences en communication, et en soit disant marketing: campagnes de recrutement de fans, fan page, et j'en passe... Nos créatifs manqueraient ils d'idées ? Nos marketeurs d'ouverture d'esprit ? Je ne sais pas. Mais dans un secteur en crise, avoir la chance de récupérer des mini missions à 20 ou 30k en faisant miroiter facebook, c'est si facile.
Une reponsable d'un très grand site de marque me confiant: "nous avons investi 300.000 euros pour créer, animer et recruter la fan page Facebook. Le résultat a été salué par la direction cr nous avions dépassé nos concurrents: plus d'un million de fans! Seulement voilà, passé la période d'incentive, ils ne sont pas plus de 200 à visiter la fan page chaque mois..."
Ca fait cher le contact, et surtout très cher la poudre aux yeux! Cela m'a fait penser aux concours de petits garçons que nous avons tous fait, pour savoir celui qui arroserait le plus loin. C'est pareil, sauf que c'est à celui qui gagnera le plus grand nombre de fans.
Rappelons trois choses:
1. 57% des fans recrutés sur campagne sur une fan page se désinscrivent dans les 12 mois (en tenir compte dans votre budget, et prévoir un avoir en conséquence)
2. faceook ne fonctionne pas pour la pub: les taux de clics sont extrêmement médiocres, et les formats de piètre qualité. Par ailleurs, le désintérêt des membres semble de plus en plus accentué: l'activité d'un membre chute en moyenne de 60% après un an d'utilisation de Facebook. Les taux de désinscription massifs enregistrés aux USA et au UK ont donc une origine: la lassitude d'un service finalement sans grand intérêt pour des adultes. Restent les pré-ados, plutôt actifs, mais qui constituent une cible très limitée.
3. en déplaçant la conversation sur facebook, une marque appauvrit son capital marque: elle afffaiblit en la dispersant sa capacité à mettre ses clients en affinité sur des environnements qu'elle maîtrise, et où ses - vrais - clients seront présents.
La course aux fans est un leurre. Personnellement, je préfère avoir 5 fans, mais des vrais, que 5.000, tous bidons.