Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 10:21

Mais qu'est ce qui pousse nos amis journalistes à faire autant de publicité pour facebook ou Twitter ?

Est ce qu'ils touchent une comm à chaque fois qu'ils citent leurs noms ?

J'espère pour eux que oui, car à la place des annonceurs de leurs media, qui dépensent des sommes folles pour apparaître quelques secondes, je serais plutôt énervé de voir que de sociétés privées sont autant mises en avant sur les media français, et ce a priori gratuitement. 

Je serais d'autant plus  énervé que lorsqu'une radio ou une télé cite Facebook ou Twitter, elle met en avant un rival potentiel à terme. 

C'est un peu comme si Renault désirait générer du trafic en concession en invitant ses clients à gagner... une Chevrolet!

Alors messieurs les journalistes: payés ou pas pour faire la pub de Facebook et Twitter ?  

 


Par Frederic Hougard - Publié dans : Humeur
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 08:05

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La composante prix dans une offre est un élément positionnant.

Trop souvent, sur le marché français, cette dimension est plutôt appréhendée comme un élément déterminant. Quelle différence me direz-vous ? C'est très simple: en faisant de la composante prix un élément déterminant de l'offre, cela signifie que la nature de l'offre, ses qualités, ses composants vont être dictés par le prix.

Nos amis outre-Rhin, entre autres, ont une autre approche, en faisant de la qualité et non du prix l'élément déterminant, dans une grande partie de leurs offres, ils relèguent la dimension prix au rang des éléments positionnant leur offre, mais n'occultent pas l'essentiel qui consiste à choisir d'abord de construire une offre, et ensuite d'en fixer le prix.

A agir comme nous l'avons fait en France depuis de nombreuses années, nos industriels se sont sentis obligés, rapidement, soit de délocaliser, soit de faire évoluer leur offre vers le luxe. Dans de trop nombreux cas, nous avons oublié d'être créatifs, d'être culottés, bref d'être entrepreneurs.

J'ai coutume de dire que lorsqu'un industriel ou un distributeur n'a plus que le prix à mettre en avant dans son offre, c'est qu'il est déjà en grande partie mort. Les exemples de VW, Apple, ou Mini démontrent bien qu'un prix élevé n'est pas antinomique de succès commercial. Encore faut-il avoir une vision, des idées, les revendiquer, et savoir oser dans l'entreprise.

En jouant la carte du prix, avant tout, les distributeurs français ont tué l'industrie nationale, peu à peu. Cette même politique a aussi drainé vers le bas la qualité de service, et le plaisir de consommer.

La politique du prix bas absolu constitue donc un facteur appauvrissant culturellement, financièrement, et sans doute aussi intellectuellement.

Par Frederic Hougard - Publié dans : Humeur - Communauté : BLOG D ENTREPRISE BLOG PRO
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 09:56

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Un article intéressant ce matin révèle que les réseaux sociaux occupent fortement nos concitoyens.

En moyenne, un salarié français passerait 1mois par an sur les réseaux sociaux, contre 10 à 15 jours en pause cigarette, et 15 à 20 jours en pause café.

L'utilisation de l'informatique au travail sans contrôle entraine des excès, parfois.

En Grande Bretagne, les salariés utilisent les réseaux sociaux environs 40 minutes par jour (JDD), contre 86 en France, dont 58 minutes reconnues comme étant à usage non professionnel (Olfeo 2009). Nous pouvons parier que ces chiffres se sont accrus depuis. Aussi, le coût engendré par de telles pratiques est il non négligeable: 1,5 Mds € par an au Royaume-Uni en 2009, le double probablement en France aujourd'hui. Cela explique pourquoi plus de 4 entreprises sur 10 aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, interdisent l'accès à Facebook ou à Twitter, par exemple, au travail.

Cette information renvoit à mon précédent billet, sur la productivité des Français avec un clavier. 

Cela pose la question sur la pertinence de la mesure de la productivité, que l'on donne pour excellente d'après les mesures officielles. Personnellement, je n'y crois pas une seconde.

Par Frederic Hougard - Publié dans : Actualité - Communauté : BLOG D ENTREPRISE BLOG PRO
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 09:43

 

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L’annonce, il y a quelques jours du retour aux affaires de Larry Page, un des deux fondateurs, en lieu et place d’Eric Schmidt signifie le départ de ce dernier, sans doute un peu trop controversé en raison de ses déclarations impérialistes répétées. Il faut dire que, sous l’autorité d’Eric Schmidt, Google a perdu peu à peu son capital sympathie, au profit d’une défiance quasi généralisée sur ses intentions réelles.

Je vous invite à relire mes différents billets sur ce sujet.

Hors, le capital sympathie est justement ce qui fait pour l’instant la force des sites naissants, tel un facebook par exemple… jusqu’au ce que ce dernier nous montre son vrai visage.Nous aurons peut-être des surprises...

Il faut dire que Google affiche aujourd’hui plus que jamais une volonté hégémoniste sans limite. Le dernier exemple en date est l’offre de rachat faite sur Groupon, que Google aurait aimé voir ajouté à Google Shopping. De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’entrer dans le e-commerce par la grande porte.

Google a un raisonnement simple : où se situent les gisements de valeur qui vont permettre de satisfaire les promesses faites aux marchés financiers ? Une observation simple des acteurs les mieux portants, et sans doute aussi parmi les plus vulnérables désigne les comparateurs de prix, et les plateformes d’achat en ligne. Dès lors que le constat est aussi clair, Google applique sa logique habituelle qui consiste à prendre la place sur le marché, en tuant les acteurs qui s’y trouvaient auparavant. Les méthodes utilisées jusqu’ici sont toujours les mêmes :

  •  Amélioration d’une offre existante, et lancement d’une offre gratuite le plus souvent de manière  illégale, au sens de la loi Européenne (ex:google maps):
  •  Rachat des acteurs clés, naissants ou matures, et construction d’offres commerciales agressives pour tuer les concurrents (ex : youtube)
  •  Violation de la loi pour offrir des services inédits (ex : numérisation des livres, Google Street…)

En affichant le désir d’occuper le terrain du e-commerce, Google se trouve cependant en conflit d’intérêt à de nombreux endroits :     

1. Il va occuper la place de ses annonceurs les plus importants, avec le risque que ces derniers investissent ailleurs

2. Il étend sa présence au long de la chaine de valeur, depuis la recherche jusqu’à la transaction sur internet, au risque de se voir opposer un abus de position dominante

Cela pose de sérieuses questions éthiques, sur Google en particulier, mais aussi sur l’équilibre de la concurrence sur le marché.

Sur Google, parce qu’il apparait aujourd’hui clairement que la société a atteint son pic de maturité, et n’a pas trouvé de relais de croissance, pour continuer à faire grandir son chiffre d’affaires par le développement de solutions innovantes. Seule l’offre Adwords génère de l’activité profitable, et ce depuis de nombreuses années. Mais l'essoufflement de la croissance est là.

Ensuite sur l’équilibre du marché, car en occupant autant de place sur la chaine de valeur, Google est clairement affiché comme un acteur en position dominante. Plusieurs actions sont en cours aux Etats-Unis, menées par la commission Anti Trust. Dans ce pays, Google ne couvre que 52% du marché du Search, pourtant. Imaginons ce que cela va donner en Europe, où Google tient plus de 80% du marché du Search. La commission européenne devrait sans aucun doute s’opposer à un développement de Google sur le marché du e-commerce. La question est surtout : va t on anticiper cette fois, ou bien attendre que nos startups se soient effondrées avant d’agir ? 

Par Frederic Hougard - Publié dans : Conflits d'intérêts
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 09:25

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Voilà un court billet qui veut rebondir sur l'enquête publiée dans Capital de Février, extrêmement soignée je dois dire, sur le coût de la fonction publique en France.

Qu'il s'agisse de cette dernière, ou même des emplois du privés, il existe des réformes simples à mettre en oeuvre, et qui peuvent servir à tous. J'aimerais donner un exemple ici, pour inspirer nos gouvernants.

Depuis les années 60, les Etats-Unis ont adopté une réforme de l'éducation, en rendant obligatoire une seule matière. Ainsi, quelque soit la carrière à laquelle un élève se destine, il doit passer un examen qui est celui de... Dactylo.

Quelle vision il fallait alors avoir!

A l'heure où la plupart des jobs s'effectuent par ordinateur, la maîtrise de la frappe au clavier est absolument impérative. Je ne parle pas de la frappe à deux doigts, mais de celle digne d'une secrétaire des années 50. Une personne formée sur un clavier est 2 fois et demie plus rapide à la frappe, qu'une personne non formée (100 mots minutes contre 40, exactement).

Qu'attend on pour former tous nos jeunes à la dactylo ?

Ce serait non seulement rendre 2,5 fois plus productifs l'ensemble de nos personnels, mais surtout ce serait donner une chance à ceux qui feront les études les plus courtes, de pouvoir enfin trouver un emploi.

J'ai connu, comme tous mes concitoyens, la manière insensée dont la plupart de nos jeunes sont formés. Ainsi, des armées de "conseillères de vente" ont été suivies d'armées d'agents "sanitaire et social", etc... Si au moins ces jeunes avaient pu apprendre une chose d'utile et de productive, ça aurait dû être à se servir d'un clavier.

Par Frederic Hougard - Publié dans : Humeur - Communauté : BLOG D ENTREPRISE BLOG PRO
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