Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 16:10

4237546905_829155ea04.jpgLes retards de train ont été nombreux ces dernières semaines, et comme beaucoup de sociétés de transport, la SNCF fait un effort louable d’indemnisation de ses clients. C’est là une démarche nécessaire au regard de l’impact négatif sur l’image de marque de l’entreprise. Sa situation d’acteur monopolistique ne l’exclut pas, en effet, de porter une attention à ses clients.

J’ai pour ma part emprunté un train le 15/12/09, qui accusait 50 min de retard sur un trajet initial de 1h47. C’est suffisant pour recevoir un bon de réclamation à l’arrivée, et demander une indemnisation de 25% du prix du billet. Le bon de réclamation se présente sous forme d’une enveloppe papier préaffranchie. Je glisse comme demandé mon billet dans l’enveloppe, avec le bon de réclamation.

A ma grande surprise, j’ai reçu le 29/12/09 un courrier présentant les excuses de la SNCF : ils ne pouvaient pas me rembourser faute de billet dans l’enveloppe… C’est malin comme réponse, mais pas tant que ça !

Je ne souhaite pas accuser le SNCF d’avoir égaré volontairement mon billet, car ce jeu n’en vaudrait pas la peine. Mais tout de même… grâce aux technologies actuelles, la SNCF aurait ici un outil de fidélisation et d’image extraordinaire, quelle utilise… contre elle-même !


Un billet de train contient une somme de données. Dans mon cas, la SNCF sait :

 

-          Que je suis un client abonné

-          Que je voyage chaque semaine sur la même ligne, parfois plusieurs fois par semaine

 

Ce qu’elle aurait dû savoir, si ses outils avaient été plus performants, à l’instar de l’avion par exemple :

 

-          J’ai effectivement pris le train ce jour là, conformément à ma réservation.

-          L’entreprise que je dirige possède plusieurs abonnements, et est donc plutôt bonne cliente.

L’indemnisation à laquelle je pouvais prétendre était de 25% de 15,70€, soit la somme de 3,93€.

Ce que la SNCF a fait :

-          Elle a donné un bon de remboursement : coût = 1€ env.

-          Elle m’a écrit pour me dire qu’elle avait besoin de mon billet, pourtant bien glissé dans l’enveloppe : coût = 1,2 € env. pour le courrier + traitement : 9€ env.

Au total, ce sont 11,2€ minimum qui ont été investis par l’entreprise pour finalement générer une énorme insatisfaction. Quelle déception !

Ce que la SNCF aurait dû faire :

-          Tracer le compostage de ses billets pour savoir que j’avais effectivement pris ce train. Coût = 0€, en dehors de bornes de compostage modernes (mais ce coût existe déjà).

-          Effectuer un remboursement sans que le client ne le réclame, de façon automatique. Coût = 1,2€ env. pour le courrier + traitement = 1€ + indemnisation = 3,93€.

Dans un schéma comme celui-ci, grâce à une bonne utilisation des outils numériques, la SNCF aurait eut un coût de seulement  6,13€ et aurait satisfait son client.

C’est là un exemple très concret du bénéfice de l’utilisation des outils numériques au profit de la satisfaction du client.  

Comme un retard n’arrive jamais seul, j’ai adressé une seconde réclamation pour un retard de 2H, portant sur un autre trajet. Espérons que cette fois, la SNCF n’aura pas « égaré » mon billet…

Par Frederic Hougard - Publié dans : Cas d'école
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 11:33

4093585474_1069d85c28.jpg


Calque sur les entreprises comparables du monde physique

 

Allons droit au but : de façon cyclique, les media parlent de sociétés qui se restructurent, et qui se recentrent sur leur « cœur de métier ». Ce concept est aisé à saisir pour une entreprise du monde physique : Renault conçoit et fabrique des véhicules automobiles, et lorsqu’elle a vendu a filiale qui fabriquait des machine outils pour l’industrie, la démarche de recentrage est apparue comme évidente. Il en fut de même lorsque Michelin a cédé Citroën à Peugeot. La récente décision d’Accor de scinder ses deux activités « Hospitalité » et « Services » vise le même but : assurer une parfaite lisibilité du métier de l’entreprise, et n’en faire apparaître qu’un seul de préférence. Cela facilité la vie des clients, qui associent immédiatement une société à un métier, et permet de limiter les efforts de communication.  

 

Dans l’histoire de l’économie moderne, ces mouvements de croissance et de concentration ont toujours existé, et sont assez naturels. On peut citer récemment, dans le monde numérique, l’achat puis le revente de Sport O FM par Umanis, société de services informatiques, ou encore celle de Skype par Ebay. On verra sans doute dans le futur des opérations similaires chez Google, dont on finit par oublier qu’il n’est qu’une régie publicitaire (97% de son chiffre d’affaires), ayant développé un moteur de recherche. Ses incursions multiples dans des métiers nouveaux montrent certes une belle créativité. J’y vois plutôt la répétition d’un phénomène naturel, à vouloir aller partout, qui apparait lorsqu’une entreprise dispose d’un cash qui semble sans limite.

 

Le cœur de métier d’une société constitue son positionnement, mais reflète aussi son histoire, et ses gênes. Il permet à chaque acteur de cette société de s’identifier à son activité.

 

Mesurer où commence et où s’arrête son rôle, son savoir faire, sa valeur ajoutée

 

Un acteur du monde numérique a besoin, comme un acteur du monde physique, de s’entourer de partenaires, et de maîtriser, dans certains cas des métiers différents. Prenons l’exemple d’un opérateur téléphonique. Il doit concentrer des compétences fortes sur des infrastructures de communication, mais aussi sur des métiers de l’informatique pour offrir des bouquets de services qui vont générer du trafic et de la valeur sur ces réseaux, et des compétences sur la facturation, pour assurer le bon retour sur investissement de l’ensemble. Voilà au moins 3 métiers cœur d’un opérateur. Que dire également des plateformes d’appel que chaque opérateur se doit de mettre à disposition de ses clients ?

 

A ce point se situe la limite entre les différents métiers cœur de l’entreprise, c'est-à-dire ceux qui ne peuvent pas être délégués à un tiers, et ceux qui dépendent du savoir-faire de l’entreprise, mais qui portent moins de valeur ajoutée immédiate, ou perçue, et qui pourront être sous traités. 

 

Dans cet exemple, l’opérateur s’il décide de confier à un prestataire ses fonctions support client assumera le rôle de Maître d’ouvrage de l’opération. C’est donc lui qui détermine les règles du jeu qui seront appliquées par son prestataire, et qui va donner à son service support client la saveur de son entreprise, pour que le client, lorsqu’il appellera ait la sensation de bien parler à son fournisseur.

 

Pour sous traiter ainsi un service, et délivrer une fonction « canada dry », qui aura l’apparence d’un service « maison », l’opérateur doit avoir la parfaite maîtrise du métier de son sous-traitant. Faute de quoi, il externalisera une fonction sur laquelle il perdra toute notion de performance, et toute capacité de benchmark, assez rapidement.

 

Chaque acteur du monde numérique doit définir de la même manière la liste du ou des métiers qui constituent son cœur de métier, et qui ne pourront pas être sous-traités, et ceux qui, bien que devant être maîtrisés par l’entreprise, pourront faire l’objet d’une sous-traitance.

 

Se limiter au plus profitable, et déléguer le reste

 

Les critères de choix parmi les différents métiers de l’entreprise sont multiples. Mais dans le monde numérique, où les marges et les créations de valeur unitaires sont souvent modestes, le premier critère reste la profitabilité. Ainsi, un portail devra toujours se poser la question de sous-traiter sa régie publicitaire, même s’il possède un fort trafic, et un chiffre d’affaires conséquent. La somme des résultats de plusieurs spécialistes donne toujours plus de bénéfice que le résultat de la somme de plusieurs spécialités lorsqu’elles sont exploitées par un généraliste. Curieusement, ce n’est pourtant pas la manière dont les choix s’opèrent : personne ne se demande s’il doit internaliser la vente de liens sponsorisés, ou encore d’une plateforme d’affiliation. Mais beaucoup sont ceux qui vont rapidement internaliser la vente des formats display (bannières par exemple). Sans doute parce que cela semble plus accessible… à tort.

 

La décision de sous traiter une fonction viendra donc naturellement de deux critères qui déterminent la profitabilité de la fonction :

Son caractère stratégique par rapport au cœur de métier de la société

L’opportunité de mieux optimiser cette fonction, et la profitabilité induite en la sous-traitant

 

 

 

 

Par Frederic Hougard - Publié dans : 10 règles d'Or
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 18:45

Center for the Study of the Patenly Obvious


transparent, transparente

adjectif
(latin médiéval transparens, -entis, du latin classique trans, à travers, et parere, paraître)

  • Se dit d'un corps transmettant la lumière par réfraction et au travers duquel les objets sont visibles avec netteté.
  • Se dit d'un matériau qui laisse relativement passer la lumière : Une porcelaine transparente.
  • Se dit d'un tissu, d'un papier, d'une peau assez fine pour qu'on voie à travers.
  • Dont les raisons ou le sens sont faciles à deviner : Une allusion transparente.
  • Qui a un fonctionnement clair, que l'on ne cherche pas à dissimuler à l'opinion : Des affaires publiques transparentes.

 

Source: Larousse en ligne

 

Informations légales

 

Voici ce que dit la loi :

Si l'exploitant du site est un professionnel ou un commerçant les informations suivantes doivent figurer :

- Si l’exploitant est une personne physique :

  • Il faut que les exploitants du site nomment un directeur de publication dont le nom apparaît sur le site;
  • Le nom du responsable de la rédaction, le cas échéant notamment pour les sites de presse;
  • Les noms, prénoms, adresses, numéros de téléphone, le numéro RCS ou celui fourni par la chambre des métiers;

- Si l'exploitant est une personne morale :

  • le nom du directeur de la publication nommé par la personne morale
  • le numéro RCS donné lors de l’inscription sur le registre ou le numéro donné par la chambre des métiers en cas d’inscription
  • la dénomination ou la raison sociale et le siège social, le numéro de téléphone, le capital social, l'adresse du siège social;

source : www.internet-juridique.net

 

 

Règles de bon sens

 

Au-delà du cadre strictement règlementaire, le client comme l’entreprise possède son bon sens pour déterminer ce qui va démontrer une démarche transparente.

 

Plus de 20% des sites marchands ne fournissent aucune donnée de type : n° siren, ou adresse physique, ou encore même numéro de téléphone. De nombreux sites marchands n’ont de présence en Europe qu’en Suisse, territoire qui n’appartient pas à l’union européenne.

 

En évitant de s’afficher clairement, un professionnel génère naturellement la suspicion. Cela est bien compréhensible, alors que les journaux ne manquent pas de mettre en avant les nombreuses escroqueries sur internet,

 

Soyons lucides : il existe des escrocs partout, même chez les commerçants ayant pignon sur rue. Mais la différence provient du fait qu’un commerçant avec un magasin est facilement traçable, et est obligatoirement enregistré auprès des autorités françaises. Cela lui donne un crédit indéniable.

 

Les pratiques des acteurs en ligne restent parfois obscures, et difficiles à comprendre. S’afficher clairement sur le net permet de retrouver un avantage concurrentiel certain, par rapport aux acteurs traditionnels, et surtout, permet de générer la confiance simplement.

 

Et pourtant… voici deux exemples à méditer :

  • alors que j’étais directeur commercial dans un grand groupe français, je me suis vu reprocher la désinscription de la société de la liste rouge des pages jaunes ( !)
  • mais autre exemple : rendez-vous sur pagesjaunes.fr et dites moi si vous voyez l’adresse postale et le numero de téléphone de cette société sur leur site en moins de 5 clics. Bonne chance !

 

 

Par Frederic Hougard - Publié dans : 10 règles d'Or
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 15:44

Seul, on  n’est rien !

Un acteur du monde numérique est entouré de nombreux acteurs. Voici un schéma possible, des interactions entre un acteur et son entourage proche. J’ai tenté de faire un schéma le plus exhaustif possible.

 





Ce que l’on peut observer est simple : un acteur du monde numérique n’est qu’une étape dans le voyage exploratoire d’un internaute. Pour exister, et devenir visible, il est impératif d’être identifié comme une étape précise (ciblage), et de préférence comme le leader dans cette étape (référencement).

 

Les acteurs américains l’ont bien compris : leurs premières démarches commerciales visent surtout à créer une visibilité dans un écosystème cible, Ces étapes sont très souvent coûteuses, mais elles permettent de créer une image « from scratch ». Ce fut le cas pour tous les acteurs qui sont devenus leader : de Youtube à twitter, en passant par Facebook et Google : avant d’être demandés, ils ont été demandeurs de visibilité, et ont tous payé leurs premières présences sur des sites tiers.  

 

A ce titre, on peut catégoriser les acteurs en trois catégories principales. Ces trois catégories ne sont pas exhaustives d’un écosystème, mais elles permettent de se situer dans une chaine de valeur. Chaque acteur a sa propre position dans un écosystème, et il appartient à chacun de déterminer sa position relative dans l’écosystème.

 

 

Partenaires amont

Les partenaires amont sont ceux desquels l’on va tirer son trafic : l’examen des url des sites « entrants » permet de voir quel type de site apporte du trafic. La question à se poser est : d’où viennent les visiteurs de mon site ?

 

Il serait naturel de penser ici aux moteurs de recherche. En effet, la porte d’entrée sur Internet est souvent matérialisée par les moteurs de recherche (Bing, Yahoo, etc.). Pour être visible sur les moteurs, un bon référencement naturel est indispensable. Nul n’est besoin d’acheter des mots clés trop vite, à moins de disposer de moyens conséquents. Mon expérience m’a montré que le trafic construit à partir de l’achat de trafic est rarement solide : certes, les compteurs de visites augmentent, mais ce trafic est difficilement fidélisable, et au final, n’a pas de consistance.

 

A l’opposé, une autre démarche de présence amont est possible : elle consiste à identifier les affinités contextuelles à partir desquelles un mouvement naturel s’effectuera vers votre site. Par exemple, vous gérez un site dont le thème principal porte sur les soins de la peau. Dans la liste des thématiques proches, on trouvera souvent des environnements de type :

Beauté

Santé

Régime

Adolescence

Seniors

Dermatologie

Voyages

UVA

Etc

Parmi ces environnements, lesquels pourraient inciter naturellement à aller vers votre site ?

La réponse est et n’est pas intuitive : dans certains cas, il s’agit d’une évidence, car votre thématique représente une continuité d’une précédente également dans le monde physique. Dans ce cas, vous pouvez considérer ladite thématique comme une zone dans laquelle vous trouverez des partenaires amont à votre site. Parfois, l’identification des partenaires amont est plus obscure, et seul l’examen des url entrantes permet de déterminer quels ils peuvent être.

 

 

Partenaires aval

A l’instar des partenaires amont, vous avez des partenaires en aval de votre thématique. Votre intérêt est de favoriser la navigation de l’internaute, car que vous le vouliez ou non, le temps de visite d’un internaute sur votre site est limité. Alors autant le diriger vers des sites amis, où vous pourrez continuer d’avoir une présence en négociant un accord avec les éditeurs de ces sites.

 

Les bonnes pratiques :

Comme pour un commerçant qui vous enverrait chez un confrère lorsqu’il n’a pas le bon produit en rayon – ce que nous apprécions tous. C’est sans doute une des actions les plus fidélisantes, paradoxalement -  vous donnez de la visibilité à des partenaires proches de votre thématique

Vous garantissez une présence en aval, en négociant d’avoir une présence en échange du trafic envoyé

Les mauvaises pratiques :

Avoir un site fermé, sans aucun lien ni référence extérieure

Surtout, un site dont on ne peut pas sortir en revenant en arrière dans sa navigation

 

 

Entourage proche

Enfin, l’entourage proche est constitué des partenaires horizontaux : il n’y a pas d’échange de trafic ni a priori ni constaté avec eux, mais ils sont dans le même environnement, ou représentent des valeurs comparables.

 

Par exemple : toujours à partir de votre site sur les soins de la peau, une thématique proche pourrait être la météo, et les nombreux sites sur ce thème.

Par Frederic Hougard - Publié dans : 10 règles d'Or
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 20:54

 


Accepter la masse

S’ouvrir sur internet revient à se jeter à la mer : celui qui n’aime pas la mer se sentira vite entouré de trop d’eau !

 

Internet est une ouverture illimitée vers toute la population. L’environnement B2C par excellence.

 

Pour s’y sentir à l’aise, et comprendre aussi les enjeux qui existent en s’y trouvant, la meilleure méthode consiste à ne pas vouloir nécessairement s’adresser à tout le monde. Cela peut sembler paradoxal, mais cette démarche est identique à un ciblage classique dans le monde réel.

 

Tout d’abord, il est difficile, voire impossible de construire un environnement technique qui saurait affronter un trafic trop élevé : une montée en puissance progressive de l’audience est impérative pour garantir la bonne livraison d’un service online.

 

Ensuite, la masse d’information qui circule sur internet est telle que votre message, pour susciter un quelconque intérêt, devra obligatoirement se concentrer sur une audience ciblée. C’est ensuite à partir de cette audience que la montée en puissance du site se construira.

 

 

Faire s’exprimer l’internaute

De nombreux théoriciens du marketing ont vanté la capacité des outils numériques à dialoguer de façon unique avec les internautes. Le fameux one to one…

 

Combien ont réellement trouvé la solution pour gérer ce dialogue personnalisé de masse ? Très peu en réalité. Ne soyons pas ni aveugles, ni hypocrites, les environnements numériques élargissent les medias à la disposition des annonceurs, dont le but premier est de vanter les mérites de leurs offres, avant que de rechercher un réel échange.

 

Néanmoins, les espaces communautaires ont aussi démonté la volonté farouche des internautes d’être acteurs et auteurs de la discussion, au même titre que les annonceurs ou les journalistes. Quoique les professionnels fassent, c’est dans la nature humaine de s’exprimer. L’expérience montre de surcroit qu’au travers de cette expression, des idées nouvelles peuvent germer, et qu’un enseignement riche peut en être tiré. Pourquoi alors ne pas permettre cette expression ? 

 

Des outils d’expression communautaire existent.

Pour une marque, il est préférable d’inciter un internaute à s’exprimer, sans chercher à maîtriser ou museler cette expression – cela se retournerait contre la marque tôt ou tard – et ainsi d’être pleinement conscient de ce qui se dit sur son compte. C’est la première étape dans la gestion de l’e-réputation.

 

 

Offrir une lecture transparente

Pour que cette position ouverte à l’expression tienne ses promesses, et permette à l’internaute de s’ouvrir sans retenue, la position de la marque doit toutefois écarter toute équivoque dans les méthodes utilisées, et dans la destination des contenus générés par les utilisateurs.

 

Ainsi, que penser d’un site marchand qui permet à ses clients de noter ses produits, mais qui aurait la maîtrise totale et opaque de la modération de ces avis ? Pense t on réellement berner le client en lui servant des avis qui arrangent le marchand ? Est-on certain de l’authenticité et de la sincérité de ces avis ?

 

Je prendrai l’exemple simple des sites marchands qui publient des avis de clients : ces avis semblent nombreux et incitent à la confiance.

Mais que sait-on vraiment des méthodes de collecte, de vérification et surtout de modération de ces avis ? Doit-on aveuglément croire un site, même d’une très grande marque, lorsqu’il affirme que les avis sont de vrais avis, de clients réels, lorsqu’on sait que les avis servent surtout à améliorer les taux de commande des visiteurs ? N’y a-t-il pas risque évident de débordement ? Lorsqu’on sait par exemple, que la présence d’avis clients permet potentiellement d’augmenter le taux de transformation – donc de vente – d’un site marchand de 30 à 40%, il est aisé d’imaginer que le marchand lui-même rédige ses avis, à l’instar de ce qui s’est largement produit pendant des années sur certains sites d’avis.

 

Il est par conséquent plus audacieux pour une marque de confier à un tiers de confiance la gestion des avis présents sur son site, démontrant par là même sa volonté de transparence, son sens éthique et son acceptation de voir des produits mal notés. Une communication des méthodes utilisées, du tiers de confiance et du fait que le site n’intervient pas sur les avis est indispensable pour créer la confiance.

Par Frederic Hougard - Publié dans : 10 règles d'Or
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Profil

  • Frederic Hougard
  • Modèles économiques de l'internet
  • internet innovation ethique ecommerce transparence
  • Passionné par Internet: 9 ans à la direction d'acteurs importants du web, et toujours la même envie de créer. Je souhaite que ce blog soit un lieu d'expression et de partage d'expériences, bonnes et mauvaises.

Ce que je fais:

logo-complet.jpg

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés