Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 07:55

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Certains ont parlé de 1Mo euros, d’autres de 4 Mo euros. 

Qu’importe après tout ? Les notions d'argent semblent parfois curieusement assimilées dans notre beau pays, comme l'illustre l'image d'introduction.

Un site porte drapeau comme le site France.fr doit fonctionner. Un point c'est tout. Car l’image négative qui en découle impacte son identité, et ce qu’il contient dans son url même. Montrer au monde entier qu’un pays comme la France est incapable de produire un site internet destiné au grand public indique le niveau de médiocrité industrielle dans lequel nous sommes entrés.

Car ne nous trompons pas : la dernière révolution industrielle est celle dans laquelle nous vivons actuellement depuis 30 ans déjà: elle est numérique.

Or avec cette révolution, qu’a-t-on vu ?

  1. Que la révolution numérique a accéléré la désindustrialisation des vieux pays
  2.  Que les plus jeunes générations devaient recevoir une formation nouvelle, et adaptée à des nouveaux usages, mais aussi de nouveaux métiers ; 
  3. Que l’écriture constituait un acquis majeur dans l’éducation des plus jeunes, pour bien maîtriser les outils numériques d’ici, mais aussi d’ailleurs ; 
  4. Qu'en suite immédiate du point 3, la maîtrise des langues étrangères, et de l’anglais en particulier, devenait un passage obligatoire dans le but de participer à la révolution numérique.

D’autres avant nous l’ont très bien compris. Prenons deux exemples :

  1.  Aux Etats-Unis, le seul enseignement obligatoire, dans tout le cursus scolaire d’un jeune américain, et ce depuis la fin des années 60 est la dactylographie. Cela peut sembler curieux… et pourtant, chaque américain sait taper rapidement et efficacement sur un clavier depuis déjà 3 générations.
  2.  En Scandinavie, l’apprentissage de l’anglais est obligatoire dès le plus jeune âge. Cela fait de la Suède, par exemple, l’un des plus importants centre de R&D au monde, dans le domaine des télécommunications et d’Internet.

Au lieu de cela, en France, l’apprentissage du français même, semble être passé au rang des options.

Alors le site France.fr dans tout ça ?

Il est le symptôme de notre rang actuel : un pays en passe de manquer LA révolution industrielle du 21ème siècle. Un pays au sein d’un continent dont la dérive apparait plus criante encore lorsqu’elle est observée avec un œil numérique: aucun des 100 premiers géants mondiaux du numérique n'est hexagonal.  

Quelles sont les solutions à cette situation ? Sans doute poursuivre dans la voix de l'ajustement des dispositifs sociaux. L'exception française ne survivra pas, c'est une simple question de moyens et de bon sens.

Ensuite: revoir en profondeur le système éucatif: plus de liberté, de souplesse, et de flexibilité sont absolument nécessaires.

  1. Un adulte doit pouvoir changer de métier - et donc en apprendre un nouveau - tous les 5 ans. L'éducation nationale doit pouvoir offrir une telle réactivité.
  2. La connaissance réelle de la langue anglaise est impérative: elle domine le monde numérique, et nous ne pouvons plus ignorer notre position de pays périphérique sur la scène mondiale.
  3. L'éducation des plus jeunes vers une meilleure connaissance des modèles économiques numériques est indispensable: plus ils connaitront les rouages économiques qui permettent la création de valeur sur les environnements numériques, plus ils pourront se motiver pour entrer dans ces nouveaux métiers, et surtout, plus leur valeur sera grande aux yeux de futurs employeurs internationaux.     
Par Frederic Hougard - Publié dans : Cas d'école
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 09:24

Monsieur Wauquiez a raison : nous devons privilégier l’installation des centres d’appel en France.

Il a raison mais voilà… un activisme de cette nature n’a jamais existé dans notre beau pays. Nos dirigeants politiques ont laissé la désindustrialisation se faire sans bouger le petit doigt. Depuis le milieu des années 60, et l’avènement du modèle de distribution en hypermarchés à la française – notre modèle est assez unique dans le monde – tous les politiques ont observé, les bras ballants, la délocalisation de la production manufacturière vers le sud est asiatique.

Pourquoi en serait il autrement des centres d’appels ?

Déjà dans le domaine des services informatiques, les grands donneurs d’ordre d’état que sont Orange, Renault, ou encore Bercy exigent que les développements de leurs applications se fassent offshore. Cap Gemini l’a d’ailleurs bien compris,  lui qui emploie la majeure partie de son personnel en Inde.

Malgré la prise de position courageuse de Mr Wauquiez, nous devons observer la réalité.

Prenons par exemple cet appel d’offre lancé cet été par la Direction Générale des Finances Publiques, au moment même des déclarations du ministre de l’industrie. Il s’agit d’un dossier de consultation relatif à une assistance technique et à la conduite d’une enquête auprès d’un échantillon de titulaires d’un compte de dépôt de fonds au Trésor.

Les candidats devront fournir une proposition notée sur 100 points, dont 60 évalueront la qualité de leur offre, et 40 le prix de l’offre.

Les instituts vont fournir peu ou prou une démarche standard d’évaluation, et d’enquête. Il sera quasi impossible de les départager sur la qualité de l’offre, dans la mesure où la demande ne contient pas de difficulté technique majeure, ni d’obligation de produire la prestation sur le sol national. Il restera le seul prix pour les départager. Or avec une pondération à 40% sur le prix des offres, il sera impossible à un acteur désirant mener ce travail en France d’être retenu par l’administration. Il est clairement indiqué que « le candidat ayant obtenu la meilleure note pondérée sera déclaré attributaire du marché ».

Nul n’est prophète en son pays…

Ne devrions-nous pas nous poser la question de délocaliser la gestion administrative du pays ? 5 millions de fonctionnaires chinois non grévistes et sans retraite pour remplacer les titulaires actuels devraient permettre de redresser les finances publiques rapidement… non ?  

Par Frederic Hougard - Publié dans : Général
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 09:03

Intéressant jugement cet été que celui d'un tribunal de l'Ouest de la France, qui a relaxé Facebook, après qu'une plainte ait été déposée pour colportage de propos homophobes, au motif que Facebook n'avait pas d'existence légale en France, et donc qu'il serait difficile de faire appliquer un jugement éventuel.

Cela renvoit à mon billet sur les apéros géants, et les responsabilités encourues par les réseaux sociaux.

Plusieurs questions se posent à la suite de la position prise par ce tribunal:

1. Comment la France, et l'Europe font elles pour ne pas mieux maîtriser l'espace numérique dont ils ont la charge ?

Il est par exemple impossible à un acteur internet de s'établir en Chine sans avoir une existence légale sur le sol chinois. Plus près de nous, il est impossible pour une entreprise d'avoir une extension ".de" en Allemagne sans avoir une existence légale sur le sol Allemand.

2. Quelle serait la réaction des autorités américaines si demain, un site internet communautaire français comptait 150 millions de membres américains et échappait totalement au contrôle de la NSA et des impôts américains ? Je doute qu'ils laissent faire longtemps...

3. Peut on laisser tout et n'importe quoi se faire sur la toile ?

L'enjeu numérique est triple:

1. il est économique: l'usage grandit, et de plus en plus d'argent est en jeu sur le net. Pourquoi laisser l'évasion fiscale se poursuivre ? Google échappe même à la TVA... c'est assez incompréhensible, au moment où l'état cherche de l'argent.

2. il est stratégique: pouvons nous laisser l'ensemble de l'espace numérique sous contrôle étranger ?

3. il est culturel: au moment où l'apprentissage de la langue semble si difficile, l'inactivité des pouvoirs publics dans le domaine numérique laisse une place vide à la médiocrité et au non droit.

La révolution numérique est en marche. Nous devons en être.

 

 

Par Frederic Hougard - Publié dans : Actualité
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 12:40

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Qui n’a pas rêvé de promouvoir l’écologie ? En ces temps de catastrophes naturelles toujours plus nombreuses, les initiatives ne manquent pas.

Les acteurs du numérique font partie de ceux qui pensent écolo. Mais penser suffit-il ?

Voilà un exemple récent, que je trouve assez cocasse, et qui pourrait nous renvoyer vers la Règle d'Or n°1.

Voyages-sncf nous a habitués à son comparateur de CO2. Belle initiative, louable, et ingénieuse.

Mais que dire lorsque ce même acteur, filiale de la SNCF, vend par exemple un aller-retour Paris-Lyon avec un aller sur IDTGV, un retour sur SNCF, deux opérateurs ferroviaires bien distincts, bien qu’appartenant tous les deux à la SNCF (drôle de concurrence, entre nous) ? Que pour effectuer ce voyage, il faut imprimer deux billets : l’un aux bornes SNCF, le second avec son imprimante ? Que ce dernier billet, ci-dessus en image, s’imprime par défaut en couleurs, avec des choix de couleurs absolument pas optimisés pour être écologiques (en un billet, j’ai vidé ma cartouche couleur…) ? Que l’autre billet, de surcroit, identique depuis plus de 20 ans, contient une bande magnétique non recyclable et donc polluante ?

La comparaison des émissions CO2, si elle est louable, ne devrait pas empêcher la SNCF :

  1.  De vérifier que toute la chaîne de production est pensée dans une perspective de développement durable. 
  2. D’uniformiser ses billets – personnellement, j’ai trouvé l’expérience très désagréable, d’être confronté à deux opérateurs avec des procédures différentes, alors que tout est vendu et opéré par la même société… c’est juste incompréhensible pour le client.

 

Encore un petit effort Mme SNCF. La privatisation a du bon, mais elle doit aussi se faire avec plus d’attention pour le client.

Par Frederic Hougard - Publié dans : Général
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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 08:55

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Ce billet fait suite à mon précédent billet sur le livre numérique.

Apple publie en ce moment la liste des ouvrages numériques les plus vendus dans l’univers Apple. Je vous la livre ici dans le détail (merci à Thierry pour cette précieuse liste)

  1. Le Coran
  2. Ave !Comics
  3. Pocket God Comics
  4. Philosophie (Anthologie de la)
  5. Le Coran Islam
  6. Encyclopédie de la mythologie
  7. Le sexe pour les Nuls
  8. Le Petit Prince de Saint Exupéry

 

Sur les 10 meilleures ventes, on constate donc 6 ouvrages consacrés à la religion, un au sexe, et trois autour de questions métaphysiques ou philosophiques.

Ce résultat fait suite à d’autres constats antérieurs. J’avais notamment été surpris par le succès d’une application appelée La Bible, développée sur téléphone portable par la société Handmark aux USA, qui avec plus de 50.000 abonnés dès ses premiers mois a connu un franc succès.  

Quel enseignement peut-on en tirer ?

Le premier est sans doute qu’il est impossible de dissocier l’univers numérique de celui de la pensée : les contenus abstraits, d’opinion ou d’idées sont en harmonie avec ce type de medium.

Ensuite, que les sujets religieux prennent une place de premier plan parmi les centres d’intérêt des consommateurs.

Enfin, que cela colle bien avec l’ère du temps, et une radicalisation certaine des opinions. Souhaitons que les enseignements du passés ne soient pas oubliés : "Pour faire la paix, il faut être deux : soi-même et le voisin d'en face". (Aristide Briand, trouvé sur http://www.evene.fr/link).  

Par Frederic Hougard - Publié dans : Actualité - Communauté : Actualités du Web 2
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